mardi 24 novembre 2009

à tenter d'écrire...







Je suis l'animal qui sait mais fait mine de rien. Je vis au présent, angoisse d'avenir, oublie le passé. Hier ? et bien, ah bon. Hier, j'ai vécu, convaincu qu'une chose m'échappe. "Réalité ? c'est toi réalité ?", en vain l'attraper. Ses baisers sont longs, me piquent, m'aspirent, je les ressens furtifs malgré le plaisir. Je me lève à l'ouest tout les matins et la terre ne tourne plus. Et je ne bouge plus.
J'appelle les révolutions de pensées, la lumière en pleine face et le réveil brutal. Les maux qui inspirent et les caresses qui euphorisent. Je ne veux rien dans l'immédiat, ne rêvasse plus. Le regard change et la buée s'étend...

mercredi 18 novembre 2009

Birth










J'ai 10 ans. J'explore, j'apprends, j'attends. J'ai 20 ans.


jeudi 29 octobre 2009







Étrange le manque. Celui d'une époque ou j'enterre ce que j'ai de plus grave dans les profondeurs pour en ressortir le trouble au premier plan. Je ne suis plus bouleversée. Dommage pour l'émotion d'une photo, le sens d'un morceau, le sens.
Zen, à essayer d'apprécier, de jouir de la simplicité.
Plus de guitare, à ré écouter mes débuts, j'en ris. Il y à quelque chose qui aurait pu se transformer en quelque chose de vraiment bien si je ne commençais pas la musique depuis 4 ans. L'avenir m'en dira plus.
Photo, presque passionnée mais beaucoup trop d'oisiveté. Les jours passent vite, trop vite. C'est comme un an mais ce n'est que deux mois. Et quand je suis revenue par surprise à Marseille, je m'en suis rendue compte. Pas partie très loin, pas trop longtemps, les larmes de joies en attente. Logique.
Relation sociale ok, moral ok, relation de couple ok, école ok, argent presque ok.
Inspiration casi K.O, Je vis dans l'ataraxie.

Absence de trouble, absence de sensations forte.
ça va ? oui, ça va.

jeudi 17 septembre 2009

Premiers pas en Belgique



Note à la « famille » et à ceux qui veulent bien me lire.


Les meubles sont installés. La musique résonne et je fume enfin devant mon écran… Un verre de bière et du chocolat belge. ( je m’intègre bien de ce coté là ! )
Les parents sont partis ce matin, ma mère en pleurs, moi qui me retient. Dans les moments d’inconnus et de pré-solitude, je me rends compte à quel point mes parents en font pour moi. Lit, perceuse, ménage, armoire, vis, clous et stresse en continue pour mon confort mental et matériel… De vrais warriors ! Merci encore…
Souffler, voir en avant. Sinon je m’effondre de votre absence.
Ceux qui savent me manquent mais je ne suis pas très loin. Liège-Paris en deux heures, Paris-Marseille pareil. Et puis, tout le monde ou presque souhaite partir. Ils l’ont dit « Marseille, c’est bien, mais pas à notre âge. ». Alors je reviens pour les vacances, pour retrouver les racines et puis qui sait, un jour avec le ventre gros. Je pense à ceux déjà absent de ma ville pendant que moi je rêvais d’ici et d’ailleurs. Les personnes qui me correspondent y arrive très bien tout seule, alors pourquoi pas moi ?
Souvent je me dis que je suis en mission ! Une sorte de stage pour grandir, m’émanciper, connaitre d’autres choses, me connaitre autrement, avoir confiance, m’améliorer autant en photographie qu’en musique et surtout au niveau personnel et relationnel ! Je me dis qu’en revenant on fera tous quelque chose de fameux et d’original. Je suis certaine qu’on à tous un potentiel immense et qu’il faut en abuser du mieux possible ! Alors, je me prépare à l’explosion en espérant qu’elle se fera avec vous tous dans divers projets !

Bref, c’est la première fois que j’ai un lit deux places pour moi toute seule et je peux le dire : C’est le pied total ! L’encens parcours ma chambre, les coussins éparpillés un peu partout me réconforte, la marie jeanne me console alors que je suis enfoui dans ma couette ( même si, pour faire tomber le cliché, il fait aussi chaud ici que dans le sud ! En tout cas pour l‘instant. ), je m’endors en désirant prendre plaisir et en imaginant les futurs personnes qui pourrait me devenir proche !
Je me remémore vos conseils et vos mots rassurants à chaque coup de blues : « stay strong, stay rock n roll », « T’attache pas à n’importe qui, fait attention à toi », « keep on shooting », « t’es forte, tu y arriveras naturellement », « un univers à recréer, une chance à prendre […] Porte toi bien et grandi encore et toujours. Courage car la force est avec toi […] Tu sais ou me trouver en cas de n’importe quoi. ». « Nous aussi on t’aime ! », « prends soin de toi », « tu vas me manquer mais je veux que tu réussisse ! » etc. Le simple fait de voir qu’on pense à moi, me fait me dire qu’il n’y à aucune raison pour qu’ici sa ne se passe pas de la même façon !

D’un naturel timide et quelque peu associable, j’ai peu parlé. Le premier soir, mes colocataires ont fait une soirée avec tout leur amis. Je débarque en connaissant encore moins l’endroit (qui est censé être le mien) que les invités . J’entends des bruits de fond, des commérages sur ma façon d’être, des pronostiques sur l’ambiance future qu’il y aura dans mon appart ( hallucinant… ) et puis d’autres personnes qui me parle un peu et me prenne en considération. Le choix sera vite fait sur les personnes à fréquenter. Y a-t-il si peu de personne qui ne juge pas à la première rencontre ? Personnellement, sa ne me vient pas du tout d’établir une critique négative sur quelqu’un alors que je ne lui adresse même pas la parole. Sa m’attriste les gens précipités dans leur idées sur les autres…
Ceux qui seront patients et différents feront parti des miens, pour les autres, je dois m’en foutre royalement. Je pense que j’y arrive mieux qu’avant !
Hier soir, Pour la première fois, j’ai eu une conversation intéressante et sans gêne avec mon colocataire et sa copine sur tout et rien… Je crois bien que je commence à me sentir chez moi. Le fait qu’ils ne soient pas la pour le week end m’as même un peu attristé ! Comment ? Moi ? Sociable ? Bavarde ? À voir…

Niveau thunes, j‘ai eu mon premier essai (samedi 12) dans la pizzeria juste en dessous de chez moi ! Un job le week end, des horaires pas trop chiantes ce qui me permet de sortir vendredi et samedi soir.
Le bel italien ( bien que je ne soit guerre attiré par le style italien ) qui y travaille m’as formé et même si niveau cuisine je suis, comment dire ? Sans vouloir être vulgaire : nulle à chier, je sais à présent faire des pasta a l’italienne !
L’équipe ( ceux qui y travaille et ceux qui squattent ) est super agréable et drôle et pour couronné le tout il y a des musiciens (rock) qui m'invitent souvent à boire un verre ou à m'échapper en hollande. Et le meilleur, c'est que je sais enfin dire "non" quand je pense qu'une situation va trop vite ! Elle est pas belle la vie ?

Le 16, j'ai eu mon examen de passage à l'école de photographie. 1h30 d'attente et d'angoisse puis vient mon tour. Je présente mes dix photos, dit ou, quand et pourquoi je les ai prises jusqu'à ce que les deux professeurs en face de moi me soulagent en me disant "Il y a une vraie sensibilité dans tes photos, en plus, si tu as travaillé un an pour venir ici, c'est que tu es motivé donc je ne vois pas de problème... à Mardi Audrey !". J'ai hurlé de plaisir intérieurement !


Enfin, je me sens de plus en plus à l’aise, j’arrive de mieux en mieux à parler aux inconnus et j'ai l'impression d'avoir plus facilement fait la part des choses cette semaine que durant toute cette année ( ce qui fait partie de l’idée du voyage ! )
Tout va donc bien dans l'ensemble !


Venez quand sa vous chante ! Ma porte est grande ouverte =)



Tantôt « la famille » !

mercredi 26 août 2009

Départ







Stay true to who you are and don't ever forget.

Trop à dire, à se perdre. se taire. trop à refaire, si seulement...
Questions incessantes. oublies excessifs. le vouloir exister. Et sans s'en rendre compte, le temps retentit sans ralentir.
20 ans, insouciant; pas temps que sa. Choisir, faire, pour plus tard ne pas. L'angoisse de perdre l'enfant qui se cache encore, de le décevoir. Peur du HLM et du metro, du neuf et du retro. Somme toute, du devenir pourri. Puis tout faire pour rire !

Partir...
L'aventure me parait soudain réelle. Faire face, se débrouiller sans s'embrouiller.
L'aventure commence.


Les larmes se font la malle. Vous me manquez déjà. Beaucoup. Beaucoup trop. Marseille, "la famille"...